Ainsi quand la mère parle à son fils benjamin de sa grossesse, lorsqu'elle le met plus bas que tard en refusant tout lien profond ("je ne t'ai jamais compris, et je ne te comprendrai jamais") ou en faisant plus de dégâts avec sa langue de vipère qu'aucun coup de boxe thaï ne pourra jamais en faire, lorsqu'elle compare la taille des sexes des deux frères... Pas étonnant que l'aîné ai développé des troubles avec une mère comme ça, si ambigüe, si puissante, si castratrice !

Ce film étonnant et profond parle de la construction d'un individu, et des manques qu'il peut ressentir.
Pourtant, le anti-héros du récit est le plus équilibré. Pétri de doutes, de faiblesses, du manque d'amour maternel, il a l'air d'être profondément, intimement conscient des conséquences de ses actes.
D'où l'éloge de la lenteur du film.
Certaines transformations, certains mouvements intérieurs ne se font pas en quelques secondes.
La bande son est de très bonne facture également.