Elysium

Le pitch

Deuxième long métrage en date de Neill Blomkamp, après District 9, Elysium est un film de science-fiction qui prend place dans un futur où l'injustice sociale est à son comble : d'un côté les humains sur terre doivent survivre dans des conditions très difficiles. De l'autre une planète artificielle, Elysium, gravite à quelques minutes de la Terre et accueille le gotha de l'humanité dans un cadre paradisiaque et surprotégé.

La plus grande différence est faite dans le film au niveau de la médecine : des capsules paramédicales permettent de guérir en quelques secondes de maladies génétiques ou incurables, de réparer et reformer les tissus endommagés (par l'explosion d'une grenade par exemple) : une vraie allégorie de la machine qui semble détenir le pouvoir divin.

Le héros du film, incarné par Matt Damon, est une ancienne légende qui s'est retiré des activités underground et travaille comme ouvrier spécialisé à l'usine de conception de robots. Mais un dysfonctionnement de la presse dont il s'occupe va le forcer à revoir les choses différemment, car il est alors irradié et ses jours sont comptés.

C'est à ce moment qu'il décide d'aller lui aussi sur Elysium pour accéder aux meilleurs soins médicaux.

S'ensuivent des histoires de piratages informatique (détournement de données), de guerilla urbaine, et diverses scènes de combats au corps à corps.

L'évaluation Jerry Lee Cooper

  • Le jeu des acteurs est moyen. Matt Damon a du mal à convaincre. Il passe son temps à s'excuser auprès de ceux qu'il ne peut/veux pas aider, puis il accepte de se sacrifier pour la bonne cause. Le chemin parcouru n'est pas très crédible humainement parlant.
  • Les effets spéciaux sont plaisants sans être extraordinaires. On est trompé par l'exosquelette du héros qui finalement fait pâle figure à côté du combat final dans District 9.
  • L'histoire est très clichée, c'est du vu et revu sans grand apport d'air frais.

Avis global sur le film :

Décevant. Surtout je pense pour les spectateurs comme moi qui ont vu District 9.

Le premier film de ce réalisateur sud-africain était bien plus libre dans ses propos, bien plus provocateur et engagé qu'ici. Et surtout, les effets spéciaux avaient une autre dimension. Enfin, l'humour, le côté décalé parfois et cette petite touche de je-ne-sais-quoi (amateurisme ? insouciance ?) ont vite conféré à District 9 un statut de film culte et sous-estimé.

Il n'en est rien pour Elysium, qui bénéficie d'une grosse production bien huilée. Peut-être, justement, la cause du problème ? Neill Blomkamp semble en effet vouloir rentrer dans le rang avec un scénario édulcoré qui peut lui garantir de toucher un large public en salle de cinéma. Mais du coup, il devient un réalisateur de blockbuster potentiel supplémentaire. Dommage pour ceux qui aimaient son indépendance du début !